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© création graphique : François Chevret & julien Cochin

Après une première présentation à l’espace Fondation EDF à Paris, la nouvelle exposition « Mondes électriques » réalisée par la Fondation EDF, s’installe à Mulhouse au Musée EDF Electropolis, du 20 avril au 1er septembre 2013.

Le regard et les discours portés sur l’électricité depuis la fin du XIXe siècle, ont été souvent empreints d’émerveillement et d’enthousiasme. Mais l’électrification reste un processus long, inégal. Il est récent dans de nombreux pays, presque balbutiant dans bien des régions. Et l’énergie électrique est encore attendue par plus d’un milliard d’êtres humains.

En conséquence, les discours et les choix sur les merveilles de l’électricité ne sont pas les mêmes selon les pays et selon leur histoire. Si l’électricité est désirée, ce n’est pas toujours pour les mêmes usages, ni pour les mêmes attentes. L’électricité est donc une innovation bien singulière puisqu’elle ne cesse de se réinventer.

En cette période qui voit naître un débat national passionnant sur la transition énergétique, l’exposition peut aussi alimenter la réflexion en donnant au visiteur une perspective nouvelle, nécessaire à la compréhension des enjeux énergétiques.

Riche d’objets, affiches, films, photographies, anecdotes inattendues, « Mondes électriques » s’articule autour de trois grands espaces : la fée en son palais et l’électricité rêvée ; panorama d’un monde à éclipse, quand la lumière s’absente.

L’exposition cherche avant tout à  véhiculer l’émerveillement et l’enchantement associés à la découverte d’une énergie précieuse, l’électricité. Elle met en évidence une électrification étonnante à plusieurs vitesses faite de génie inventif, d’émerveillement, mais aussi de substituts, d’astuces, de transgressions ou de vols.

Un parcours vivant nourri de nombreuses anecdotes:

Georgia Knap invente en 1907 la maison électrique : tapis électrique de propreté, salle à manger électrique avec présentation automatisée des plats… constituent ce lieu étrange et inattendu.

En 1922, le film de Buster Keaton, La Maison électrique, met en scène l’utopie de l’inventeur français, à ceci près que la maison devient le terrain de jeu des pires facéties du célèbre comique.

Dans l’entre-deux guerres, des recherches dans le domaine de l’agriculture montrent des résultats étonnants : poireaux et légumes géants sont le résultat de ce qu’on appelle alors, le miracle de « l’électroculture ».