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Musée d’art et d’histoire de Provence

Le Musée d’art et d’histoire de Provence (M.A.H.P.) rassemble, au sein de l’hôtel de Clapiers-Cabris, d’importantes collections consacrées d’une part à la vie quotidienne en Provence orientale depuis la Préhistoire, et d’autre part aux Beaux-arts et arts décoratifs du 17e s. à la 1ère moitié du 20e siècle.
Ce musée régionaliste est l’oeuvre de François Carnot (1872-1960), fils de l’ancien Président de la République marié, à Grasse, à Valentine Chiris, fille de l’industriel en parfum qui est à l’origine de l’extraction au solvant. La création de ce musée rassemble rapidement l’élite locale et nombre de donateurs français et étrangers. Elle repose sur une importante Société d’amis du musée, propriétaire des collections, qui accompagne aujourd’hui le développement et les activités du musée.
Autour de l’archéologie régionale et des arts et traditions populaires, d’une sélection de peintures, sculptures, arts graphiques, mobiliers, céramiques, verreries, textiles, bijoux et armes, le musée restitue l’histoire de la Provence orientale dont les traditions, solidement ancrées dans la vie quotidienne, ont favorisé l’émergence d’identités locales fortes. Dans cet hôtel particulier, qui a conservé sa distribution originelle en salles d’apparat et espaces privés, reconstitutions de pièces où il ferait bon vivre et expositions didactiques se côtoient harmonieusement sur trois niveaux ouverts côtés sud, sur le jardin.
Histoire du Musée d’Art et d’Histoire de Provence
Le Musée d’art et d’histoire de Provence est présenté dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle érigé par une des plus anciennes familles de la noblesse provençale médiévale, la famille de Grasse puis Grasse-Cabris alliée aux Clapiers. Le marquis Jean-Paul de Clapiers-Cabris épouse Louise Riqueti (1769), sœur du comte de Mirabeau (1749-1791), député du Tiers-Etat
Cet hôtel particulier est l’oeuvre, aux pieds des remparts, de Jean Orello, architecte d’origine milanaise. D’esprit italien par son toit terrasse et sa façade colorée mais français par son classicisme côté sud, la distribution du bâtiment et son agencement sont provençaux. Richement décoré et meublé mais inachevé, l’ouvrage tombe à l’abandon vers 1776. Les évènements révolutionnaires contraignent la famille à fuir en Italie et permettent d’installer dans leur demeure une bibliothèque nationale révolutionnaire, seule rescapée d’un projet plus large qui devait accueillir un musée et dans le jardin un conservatoire de plantes. C’est en 1813 que la fille du marquis de Clapiers-Cabris cède, par vente forcée en raison des dettes de ses parents, le bâtiment aux frères Bruery : parfumeurs, ces derniers en font leur lieu de résidence et de fabrique. Cette entreprise se révèle funeste puisqu’elle transforme irrémédiablement les lieux. Par la suite, les héritiers Bruery ne se servent des lieux uniquement pour le stockage de leur parfumerie sise à l’ouest du bâtiment. Puis (fin XIXe-début XXe siècle.), l’hôtel de Clapiers-Cabris devient un immeuble d’habitation et souffre, de nouveau, de remaniements multiples. Enfin, c’est en 1918 que François Carnot met sa fortune et ses compétences au service de ce bâtiment auquel il redonne vie sans pour autant pouvoir remplacer ce qui a été détruit et vendu lors du siècle précédent telles que les boiseries des salons et des chambres, les cheminées, une partie du mobilier et les parquets au sol des appartements. Il lance une souscription publique et crée en 1921 le Musée Fragonard aujourd’hui appelé Musée d’Art et d’Histoire de Provence.
Le M.A.H.P. et son bâtiment sont la propriété de la Ville de Grasse depuis 1952.
Un musée de la vie quotidienne ?
La présentation des collections s’ordonne sur trois niveaux ouverts côtés sud, sur le jardin.
Au rez-de-jardin, la cuisine provençale originelle constitue le « coeur » de la demeure. Elle présente divers modes de cuisson ainsi qu’un mobilier traditionnel : pétrin, panetière, boîtes à sel et à farine… Les salons de réception et les appartements privés abritent de belles pièces d’ébénisterie provençale, essentiellement en noyer, décorées de roses, rameaux d’olivier, fleurs de jasmin, emblématiques de la Provence. Dans la petite salle de bains, la baignoire à roulettes en zinc, le chauffe-eau, les bidets en faïence et autres bains de siège témoignent du soin accordé à l’hygiène dans les classes aisées du XVIIIe siècle.
Parmi les éléments constitutifs de la tradition provençale, les costumes ont largement contribué à l’épanouissement d’une forte identité locale, encore très vivace aujourd’hui. Ceux qu’expose le musée reflètent les usages vestimentaires propres à la société urbaine et rurale des XVIIIe et XIXe siècles.
Le charmant jardin complanté de rosiers, d’un citronnier, de haies de buis et d’un superbe magnolia fut redessiné suivant les conseils du vicomte de Noailles en 1967 à partir d’un inventaire établi en 1778.

Informations visiteurs

Horaires Eté (du 01/04/2015 au 30/09/2015)

Lundi Mardi Mecredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 10:00  10:00  10:00  10:00  10:00  10:00  10:00 
Après-midi 19:00  19:00  19:00  19:00  19:00  19:00  19:00 

Jour(s) de fermeture exceptionnel : 1er mai

Tarifs

  • Gratuit

Accessibilité Handicapés

Commentaire

Contacts

Adresse de visite du musée

  • 2 rue Mirabeau
  • 06130 
  • France

Collections

Profil du musée et des collections

  • Grandes périodes de collection: Avant 1750, 1750 - 1849, 1850 - 1949

Activités du Musée autour des collections

Ressources

Personnel du musée

Société des amis

Contact (référent)

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